Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale

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Vigilance, prévention, protection : le plan Vigipirate

Face à une menace terroriste susceptible de nous frapper à tout moment et appelée à durer, l’Etat joue un rôle essentiel. Il lui revient de concevoir et de mettre en place des outils à même de répondre aux vulnérabilités nouvelles, ainsi que d’adapter en permanence les moyens de prévision dont il dispose afin de faire à un spectre très étendu de menaces.

Le secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) analyse le risque, planifie les mesures de prévention et d’intervention face à la menace terroriste et en suit l’application. Le fer de lance de ce dispositif est le plan Vigipirate, plan gouvernemental de vigilance, de prévention et de protection, conçu en 1978 alors que l’Europe était confrontée à une vague d’actions terroristes. Six versions se sont succédées, et le plan a été refondu après les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis, afin d’améliorer les capacités de l’État à faire face aux menaces potentielles sur la population, sur les activités d’importance vitale et sur la continuité de la vie nationale.

L’objectif du plan Vigipirate est double : protéger la population, les infrastructures et les institutions, et préparer les réponses en cas d’attaque. La dernière version du plan, en vigueur depuis janvier 2007, est fondée sur le postulat que la menace terroriste doit désormais être considérée comme permanente. Elle définit un socle de mesures opérationnelles appliquées en toutes circonstances, même en l’absence de signes précis de menaces.

Le plan comporte quatre niveaux d’alerte, qui sont rendus publics. Le plus faible (jaune) est celui d’une menace diffuse. Le plus élevé (écarlate) vise à prévenir le risque imminent d’attentats majeurs. Les mesures préparées pour chaque niveau répondent aux objectifs suivants :

• Niveau jaune : accentuer la vigilance, face à des risques réels mais encore imprécis, par des mesures locales avec le minimum de perturbations dans l’activité normale, et se mettre en état de passer aux postures des niveaux orange et rouge dans un délai de quelques jours.

• Niveau orange : prévenir le risque d’une action terroriste considérée comme plausible, fût-ce au prix de contraintes et de perturbations modérées dans l’activité normale, et se mettre en état de passer rapidement aux postures des niveaux rouge et écarlate.

• Niveau rouge : prendre les mesures nécessaires pour prévenir le risque avéré d’un ou plusieurs attentats graves, comprenant certaines mesures de protection des institutions, et mettre en place les moyens de secours et de riposte appropriés, en acceptant les contraintes imposées à l’activité sociale et économique.

• Niveau écarlate : prévenir le risque d’attentats majeurs, simultanés ou non, pouvant utiliser des modes opératoires différents et provoquer des effets dévastateurs, et mettre en place les moyens de secours et de riposte appropriés ; des mesures particulièrement contraignantes peuvent être mises en œuvre.

SGDSN

La création d’un code couleur pour les niveaux d’alerte a permis de rendre le dispositif très lisible, facilitant une réelle prise de conscience par la population. Depuis le 7 juillet 2005, date de la première vague d’attentats dans les transports en commun de Londres, le niveau d’alerte Vigipirate a constamment été maintenu au « rouge », l’état de la menace terroriste pesant sur la France n’ayant pas diminué. Le démantèlement de cellules terroristes dans plusieurs pays d’Europe a confirmé le niveau élevé de cette menace.

DICOD

Les mesures de base, indispensables même en l’absence de menace grave, constituent la posture permanente de sécurité. S’y ajoutent des mesures graduées sont réexaminées régulièrement par les services spécialisés selon un rythme adapté à l’évolution de la situation nationale et internationale. A partir de cette synthèse, le Premier ministre, en accord avec le Président de la République, détermine le niveau d’alerte applicable sur le territoire. Les mesures de vigilance, de prévention et de protection sont ensuite déclenchées et mises en œuvre par les différentes autorités publiques ou privées : services de l’Etat, collectivités territoriales, SNCF, RATP, aéroports...

Le plan Vigipirate s’attache à diffuser une culture de sécurité. Il repose sur un principe de responsabilité partagée, afin de maintenir une vigilance nécessaire de la part des acteurs concernés et de la population dans son ensemble.

La France dispose ainsi d’un outil souple et adaptable en fonction de l’analyse des risques et des menaces pesant sur son territoire et sur ses ressortissants.

Les principes du plan

Les niveaux d’alerte du plan VIGIPIRATE

Gestion du dispositif

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