Édito du Secrétaire Général

Dans un monde marqué par la multiplicité et l’imbrication des menaces ─ menaces de la force et de la faiblesse, expansion du terrorisme, risque de prolifération, attaques numériques ─, la France doit constamment adapter et renforcer ses dispositifs de protection de façon systématique, hors de tout cloisonnement institutionnel et de toute approche sectorielle exclusive. Cet objectif est bien celui que poursuit aujourd’hui le secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale depuis ses origines.

Héritier du secrétariat du Conseil supérieur de la défense nationale, cet organisme interministériel fut tour à tour secrétariat ou état-major, avant d’adopter en 1962 la forme d’un secrétariat général de la défense nationale (SGDN), devenu en 2009 secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN). Malgré ces changements d’appellation et les évolutions de son périmètre d’action, le cœur de la mission principale du SGDSN reste le même au cours du temps : garantir l’adaptation, la cohérence et la continuité de l’action de l’Etat dans le domaine de la défense et, plus récemment, de la sécurité.

Relevant du Premier ministre, le SGDSN joue ainsi, dans son domaine de compétence, le rôle de trait d’union entre le gouvernement et le Président de la République. Il est une pièce de cohésion au sein de l’exécutif en assurant notamment le secrétariat des conseils de défense et de sécurité nationale que préside le chef de l’Etat. A la confluence des diverses sources publiques d’information et du renseignement, il occupe une fonction de vigie chargée de cerner les menaces pouvant affecter notre pays. Coordonnateur des politiques interministérielles de sécurité et de défense, il veille à la préparation et au suivi des décisions présidentielles et primo-ministérielles dans ce secteur. Opérateur de sécurité, il participe enfin à la protection directe de nos concitoyens à travers différents organismes qui lui sont rattachés, tels l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI), le Centre des transmissions gouvernementales (CTG) ou encore, pour son soutien, le Groupement interministériel de contrôle (GIC).

Face à la pluralité des risques pour nos concitoyens et face à des adversaires enclins à innover et à se jouer de plus en plus des frontières ─ géographiques, techniques, matérielles ou immatérielles ─, le SGDSN n’a ainsi qu’une priorité, servir l’efficacité de la réponse de l’Etat et de la société.

Louis Gautier