Au cœur de l’exécutif

Placé au cœur de l’exécutif, le SGDSN, qui lui est rattaché, assiste le premier ministre dans l’exercice de ses responsabilités en matière de défense et de sécurité nationale. Il assure le secrétariat des conseils de défense et de sécurité nationale que préside le chef de l’Etat. Il agit ainsi en appui de la prise de décision politique. Son champ d’intervention couvre l’ensemble des questions stratégiques de défense et de sécurité, dans le domaine de la programmation militaire, de la politique de dissuasion, de la sécurité intérieure concourant à la sécurité nationale, de la sécurité économique et énergétique, de la lutte contre le terrorisme et de la planification des réponses aux crises.

Le SGDSN assure trois missions principales. La première porte sur la veille et l’alerte face aux menaces et aux risques. Dans ce cadre, il est chargé du suivi des crises, de la préparation des plans gouvernementaux et de l’organisation de l’État en temps de crise. Deuxième fonction : le conseil et la rédaction des décisions prises par l’exécutif en matière de défense et de sécurité nationale. Le SGDSN contribue ainsi à l’élaboration des projets de loi et des textes réglementaires dans ses domaines de compétences.

Enfin, le SGDSN agit comme opérateur, notamment dans la gestion des habilitations, des documents classifiés, des communications gouvernementales – au travers de l’opérateur des systèmes d’information interministériels classifiés (OSIIC) – ou encore de la sécurité des systèmes d’information et la cyberdéfense. Rattachée au SGDSN, c’est l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) qui assure cette dernière mission. Par ailleurs, le SGDSN exerce la tutelle de l’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN).